30 mai 2006
FOI
Je constate que les hommes aiment leurs croyances.
Celles où le messie dans son désert en pleine errance
A la merci de celui dont il ne doute de l’existence,
Pris d’inertie, il prie l’Unique de lui accorder une dernière chance,
Mais le prix de voir ce qui jusque là ne fut que transparence est bien trop élevé
Et de se relever la force soudain lui prit
Lavé de ses péchés désormais il pense
Mais de préciser la toute puissance à omit :
Que ses bras, ses jambes à lui n’étaient plus
Que le sacrifice de soi était l’aboutissement de notre foi
Que croire sans voir était le but même de l’espèce humaine
Que de se soumettre au destin était permettre l’accès au divin
Que de vivre dans l’attente, une lassitude permanente, était un don symbolique celui du néant qui hante le genre humain
Désespéré, de lever haut les mains
De toujours attendre le signe révélateur, espérant atteindre celui du maître créateur
Le moteur du battement de nos cœurs, inspirateur de nos esprits
Pour sa gloire on construit
Edifices où l’on prie
Et c’est les genoux pliés, qu’à le supplier on en arrive
Espérant traverser la rive
Pour ainsi rejoindre l’éternel, l’élévation inconditionnel, la pureté de l‘infini ciel
Mais pouvoir seulement en rêve y goûter
Car une vie terrestre est à terminer
L’espoir il faut garder d’un jour pouvoir
Illumination future ou présente hallucination ?
Telle est ma question
Et c’est donc tout en prose, en mots servant ma cause, qu’entre vos mains mon interrogation repose.
Sombre face
J’ai toujours était un mec plutôt sans histoire ,
En phase avec la vie , respectueux envers celle ci , j’me trahi le soir .
Laisse sortir de la journée mes humeurs mal saine ,
C’est un conseil , dans le film de ma vie , la nuit ne partage pas ma scène .
Tel un loup garou les soirs de pleine lune ,
J’laisse sortir la bête , les flammes de l’enfer en moi s’allument.
J’pette les câbles , mes nerf me lâche , sur moi j’ n’ai plus le contrôle ,
Ma tête éclate , c’est clair je lâche , la folie furieuse je frôle !
Alors je sort dehors , j’hurle à la mort ,
Délivrez moi de toutes ces visions gores !!!
Que c’est un tel supplice ,
De me savoir à la mort autant complice .
Mais mon âme paraît-il est vendu ,
C’est pas ce que j’ai voulu mais une nuit à dû passer le cornu .
Seul errant , son corps souffrant ,
D’un corps immaculé comme le mien avait-il besoin certainement .
Depuis il est en moi ,
Je sers les poings , résiste et pour mon âme subsiste !!!
Mais subsister ?
Pourquoi quand j’ n’ai même plus l’impression d’exister ,
Mais seulement d’expirer , quand il est excité !
Quand il est excité ! Ouai !
Il est le mal !
Il guide mes pas ,trouble ma vue ,
Je n’ai plus que mon instinct pour me guider dans la rue .
Et si par malheur , je croise des inconnus ,
Qu’ils fuient sans hésiter car la raison j’aurai perdu !
Car la raison hélas j’aurais perdu ,
Me trouvant à ramper dans le caniveau comme un simple vers nu .
Ne plus avoir aucune morale , aucune vertu ,
Aucune ouverture , plus de masque pour le mal il sort , sans couverture
Je n’en peux plus , je sue , putain si j’avais su ,
J’en serais pas la à subir les humeurs du malsain ,
Mais à mon existence plutôt j’aurais mis fin !





